vendredi 17 novembre 2017

Séminaire en hommage à Gérard Cholvy

L'APHG-LR signale et soutient:

Nous signalons la tenue d'un séminaire en hommage au professeur Gérard Cholvy. Ce dernier était membre de notre association depuis la fin des années 1950 et avait le titre de président d'honneur de la régionale.

Le Professeur Gérard Cholvy (1936-2017) a enseigné pendant quarante ans à l'Université Paul-Valéry de Montpellier.
 

Figure majeure de la recherche en histoire religieuse contemporaine, Gérard Cholvy a formé des générations d'étudiants et d'historiens, et laisse une oeuvre considérable.


Ses collègues et ses anciens étudiants lui rendront hommage mercredi 22 novembre, de 15h30 à 17h30, dans le cadre du séminaire "Modernités" (CRISES)à l'Université Paul-Valéry,
site de Saint-Charles, salle des colloques 1(arrêt de tramway Albert 1er).

Histoire des mentalités, histoire religieuse contemporaine, histoire des mouvements de jeunesse, histoire régionale, biographies... Rappelant les diverses faces de son oeuvre, les prises de parole de ses collègues et anciens élèves seront suivies par un apéritif partagé.

dimanche 12 novembre 2017

« 500 ans d’Histoire de la Conférence APHG-LR Réforme protestante : recherches nouvelles et ressources en ligne »


« 500 ans d’Histoire de la Réforme protestante : recherches nouvelles et ressources en ligne »

Conférence de Pierre-Yves KIRSCHLEGER (Université Montpellier III)
 15 novembre 2017 à 18 h 30
Sortie-Ouest-Béziers (Domaine départemental de Bayssan)

Pierre-Yves Kirschleger est agrégé d'histoire, membre de l'équipe CRISES,  et auteur en 1999 de "La Religion de Guizot". Il a soutenu sa thèse "Débats entre christianismes et sciences au XIXème siècle" en 2005 sous la direction de Gérard Cholvy. Il enseigne à l'université Paul Valéry Montpellier III.

Les conférences APHG-LR sont ouvertes à tous et traitent de sujet en lien avec les programmes scolaires avec l'intervention de spécialistes universitaires de ces questions.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Contact, réservation, covoiturage :
06-61-12-47-54



dimanche 1 octobre 2017

La chronique cinéma d'Albert Montagne: Yohann Chanoir, Las Vegas, Mise en scène


Yohann Chanoir, Las Vegas, Mise en scènes
Ed. Espaces & Signes, Coll. Ciné Voyage, 2017, 80 p., 12 €. 
 

Las Vegas, la ville connue du monde entier pour ses jeux, ses casinos, ses revues et ses hôtels, est ici magnifiée, comme l’intitulé le suggère, par le cinéma. De même que le western et les armes à feu font partie intégrante de l’esprit et de la culture étasunienne, Las Vegas fait partie du C.V. métrique obligé de tout bon cinéaste américain : Burton, Coppola, Curtiz, Eastwood, Ford, Gordon, Huston, Penn, Powell, Scorsese, Siegel, Spielberg, Stallone, Walsh... Yohann Chanoir, historien (agrégé, spécialiste du cinéma médiéval, rédacteur à de nombreuses revues, tant numériques que papier, notamment à Historiens et Géographes...) et cinéphile (collaborateur, entre autres, à Darkness, Ciné Bazar...) planifie 6 chapitres donnant 6 visages d’une ville exceptionnelle. Banco à Vegas est le jack pot ou le crash des voleurs et des joueurs : casses de L’Inconnu de Las Vegas (1960) et de son remake Ocean’s Eleven (2001), de Destination : Graceland (2001), parties effrénées de Rain Man (1988) et de Las Vegas 21 (2008). Les parrains de Vegas rappelle l’importance de la mafia, des syndicats, des gangsters et des pin up, de la violence, du vice et de l'argent blanchi et fructifié : Tuez Charley Varrick (1973), Le parrain 2 (1974), Banco (1986), Bugsy (1991), Casino (1995),  Rush Hour 2 (2001), Joker (2015). N’oublions pas la police avec L’épreuve de force (1977). Une ville plurielle est celle des familles (L’amour en quatrième vitesse, 1964), du sexe (Read Heat, 1974), de la drogue (Las Vegas Parano, 1998), des affaires et règlements de comptes (The big short : le casse du siècle, 2015 ; Jason Bourne, 2016). Mais Las Vegas est aussi un désert avec ses bases militaires et terroristes (Megaforce, 1982 ; Top Gun, 1986 ; Good Kill, 2014) et ses routes (Point Limite Zéro, 1971 ; Into The Wild, 2007) et le théâtre de l’Apocalypse (Le conquérant, 1956 ; Le fantastique homme colosse, 1957 ; Les survivants de la fin du monde, 1977 ; Superman, 1978 ;  Mars Attacks, 1996 ; Indiana Jones et le temple de cristal, 2008. Enfin, Las Vegas est enfin Le Nevada, la terre des westerns, de la conquête de l’Ouest (Le cheval de fer, 1924 ; La rivière d’argent, 1948) à la mort du Far West (Les désaxés, 1961 ; Le dernier des géants, 1976). Des index de films, de réalisateurs et de lieux, concluent le tout. Il faut souligner les nombreuses photos filmiques  en couleurs et, surtout, les précieuses cartes qui enrichissent le texte et qui situent, chapitre par chapitre, les lieux cités. Ce livre dense, érudit et pédagogique, s’adresse aux géographes et aux cinéphiles, aux historiens et aux voyageurs avides de revivre in situ les films. La ville américaine est aussi au programme en géographie dans les collèges et les lycées et son approche filmique, originale, comblera les enseignants et les élèves. D’autres villes, toujours de rêves, sont abordées dans la Collection Ciné Voyage créée par Edouard Dor : Berlin, Bombay, Hong Kong, Marseille, New York, Rome, Tokyo. Las Vegas est un ouvrage cinéphile et ludique à découvrir absolument, tout comme la Collection Ciné Voyage, et tient sa place centrale dans les bibliothèques, les gares et les aéroports. 
Albert MONTAGNE

mercredi 21 juin 2017

Disparition de Gérard Cholvy

Disparition de Gérard Cholvy

C'est avec une très grande émotion que nous venons d'apprendre le décès de  Gérard Cholvy qui enseigna pendant quarante ans à l'université Montpellier III.
Figure majeure des études en histoire religieuse contemporaine mais aussi de l'histoire régionale, Gérard Cholvy a produit une oeuvre considérable. Il a formé des générations d'étudiants qui ont été marqués par son énergie et sa rigueur. Beaucoup sont devenus ses collègues à l'université et dans le secondaire.


Gérard Cholvy, membre de notre association depuis 1957, était président d'honneur de l'APHG Languedoc-Roussillon. Emérite depuis 2002, il n'en restait pas moins l'un des plus actifs contributeurs de la revue Historiens & Géographes, dans laquelle il publiait de nombreux comptes-rendus d'ouvrages. Il suivait attentivement les activités de la régionale, auxquelles il apportait régulièrement un soutien bienveillant en participant notamment à toutes les assemblées générales, comme c'était encore le cas le 22 février dernier à Pierresvives.


A sa famille, ses enfants, nous adressons nos condoléances les plus sincères et les assurons de toute notre sympathie dans ce moment douloureux.

Pour le bureau de la régionale, Richard Vassakos,
président de l'APHG Languedoc-Roussillon.

mercredi 31 mai 2017

Un évènement soutenu par l'APHG: présentation du dictionnaire Maitron des fusillés, 7 juin MAM Béziers

Un évènement soutenu par l'APHG: présentation du dictionnaire Maitron des fusillés, 7 juin MAM Béziers 18h

10 juin Journée APHG à La Grand Combe



L'APHG Languedoc-Roussillon
organise une journée
autour de la MAISON DU MINEUR à
La Grand-Combe
(51 rue des Poilus)
le samedi 10 juin 2017
Ouvert à tous
Programme :
_Visite, offerte par l'APHG, avec présentation de 10 h 30 à 12 h 30.
_Un moment convivial autour du verre de l'amitié offert par l'association.
_Il est possible de s'inscrire pour partager un repas au restaurant. Une réponse rapide est attendue, de préférence pour le 1er juin 2017.
_Deux conférences :

Jean Pierre Rolley ( Ecole des mines d'Alès) "Les mines en Languedoc Roussillon" 

et Raymond Huard "Les mineurs et la mine dans le Gard pendant la Guerre 14.18".


Contact :
aphg.languedoc@gmail.com
0661124754
Adresse : 3 avenue Bel Air, 34350 VENDRES

Bulletin à renvoyer OBLIGATOIREMENT à R. Vassakos par mail, téléphone ou courrier postal :
Nom et prénom :
□ Je souhaite participer à cette journée d'information et de découverte.
□ Je souhaite participer au repas. Je précise le nombre de convives : ....
□ Je souhaite être informé d'éventuelles possibilités de covoiturage. Je précise mes coordonnées.

vendredi 28 avril 2017

Michel BIARD, Missionnaires de la République, Vendémiaire, Paris 2015, 480 pages.



Michel BIARD, Missionnaires de la République, Vendémiaire, Paris 2015, 480 pages.



Première synthèse sur son thème, les représentants du peuple en mission sous la Révolution, cet ouvrage a aussi la caractéristique d’être la réédition d’une thèse publiée en 2002 par le CTHS. On y trouvera donc un travail précis, fouillé, accompagné de cartes et de graphiques en annexe, où les noms des représentants se succèdent comme ceux des armées ou des départements auxquels ils étaient envoyés. A ce titre, l’absence d’un index est fort regrettable. L’ouvrage reste cependant lisible, l’auteur n’étant fort heureusement pas dépourvu d’humour. On sent d’ailleurs chez lui un réel attachement à l’humanité de personnages placés dans des situations extraordinaires.
Cela étant dit, que peut-on en retenir ? D’abord, leur création est rendue nécessaire par la disparition des personnages qui servaient de rouage entre le pouvoir central et le pays, c’est-à-dire des intendants, dans un cadre mental où les députés représentants du peuple français en majesté ne sauraient voir dans leurs attributions la défense de territoires particuliers. L’ouvrage de Michel Biard permet d’ailleurs d’apprécier la qualité intellectuelle des débats qui accompagnent cette création. Si les premières missions apparaissent dès 1790, leur systématisation date du décret du 9 mars 1793 avec comme mission première de travailler à la levée des 300.000 hommes décrétée le mois précédent. Elles se succèdent dès lors jusqu’en octobre 1795, qu’elles concernent les armées ou les départements, avec des fluctuations dans le temps et l’espace que l’auteur analyse en détail. En tout, la moitié des députés ont été concernés au moins une fois, même si de véritables spécialistes ressortent plus que d’autres. Leur homogénéité politique n’a jamais été totale, mais ils sont très largement dominés par la Montagne de leur création jusqu’en thermidor. Les missions confiées ont été variables, tantôt précises et limitées dans leur objet, tantôt plus générales, mais généralement avec un effort pour faire coïncider les compétences supposées avec la tâche précise à effectuer. Beaucoup de documents évoquent la masse de travail réalisée dans des conditions difficiles, avec des cas de surmenage évident et parfois la mort pour le service de la République d’hommes qui ont souvent été sensibles aux difficultés concrètes des gens qu’ils ont pu rencontrer.

Dans ces conditions, comment expliquer l’image très négative qu’ils ont pu laisser à la postérité ? D’abord, dès leur apparition, des députés girondins les qualifient, et ce n’est pas flatteur, de « proconsuls ». Ensuite, quelques uns d’entre eux se signalent par leur violence exacerbée, à l’image de Carrier. Surtout, et de façon plus générale, une ambiguïté apparaît avec eux : ils ne sont pas fonctionnaires et ils ont tendance à dépasser les bornes théoriques de leur pouvoir, tantôt sous le poids des circonstances politiques et militaires, tantôt sous l’influence des conseillers locaux, souvent issus des sociétés populaires, qu’ils se choisissent pour les seconder dans leur tâche. Leur titre et l’origine de leur pouvoir leur permet en effet de court-circuiter toutes les administrations habituelles alors même que rien ne permet de régler les éventuels conflits de compétences entre eux. Ils participent ainsi de la désorganisation qui préside aux opérations militaires en Vendée, tandis que personne n’ose contredire un Saint-Just lorsqu’il lance des attaques sans espoir en Belgique. Certains traînent des pieds tant qu’ils le peuvent pour retarder le moment du retour à Paris, qui s’apparente parfois à une sanction. Après thermidor, les dénonciations pleuvent, s’attaquant à leurs turpitudes sexuelles supposées et les comparant à des satrapes orientaux. Ils deviennent ainsi les symboles de tous les excès et de tous les errements d’une période où l’on tente parfois de faire correspondre la réalité à des discours d’une grandiloquence meurtrière, ce que traduit leur légende noire jusqu’à aujourd’hui.

S’ils ont bien participé de l’invention de la politique moderne, comme le dit l’auteur, on ne peut que rajouter que ce fut souvent en analysant les problèmes qu’ils ont pu poser.

Jean-Philippe Coullomb